Non, pas de bouton “J’aime pas” en vue

Agence Web Lyon

Malgré les demandes répétées de beaucoup d’internautes, il n’y aura sans doute jamais de bouton “je n’aime pas”. Ce qui n’empêche pas Facebook de chercher une alternative. Un sujet non sans conséquences pour le community management Lyon.

Non, pas de bouton “J’aime pas” en vue, et pourtant, depuis hier, on assiste à un emballement médiatique sur le sujet, un emballement venu des États-Unis avec des titres comme “Facebook s’apprête à tester le bouton « Je n’aime pas » ou “Facebook : le bouton « j’aime pas » (enfin) en approche !”
Or, rien n’est moins vrai. Explication : il faut savoir que Marck Zuckerberg, créateur et patron de Facebook, organise régulièrement des sessions de questions-réponses avec les journalistes. Et souvent, on lui pose cette fameuse interrogation : “est-ce qu’un jour Facebook implémentera un bouton “j’aime pas””. En novembre de l’année dernière, il n’avait pas souhaité y répondre mais un mois plus tard, il expliquait que ses équipes travaillaient sur des alternatives. Hier soir, Mark Zuckerberg n’a pas annoncé beaucoup plus : « Aujourd’hui est jour spécial, car aujourd’hui est le jour où je peux annoncer officiellement que nous travaillons toujours à une version alternative du bouton “Je n’aime pas” et que nous sommes très proches d’une phase de test ». Quelques secondes plus tard, Mark Zuckerberg précise son propos : « Nous ne voulons pas créer un bouton “Je n’aime pas” parce que nous ne voulons pas transformer Facebook en un forum où les gens votent le pouce en haut ou en bas en réaction aux messages postés par nos utilisateurs ».

Mark Zuckerberg ne veut pas fâcher les annonceurs

Pour paraphraser un patron de chaîne française il y a quelques années : “Ce que nous vendons à Coca-Cola, c’est du temps de cerveau humain disponible.” Facebook ne fait pas autre chose, avec une petite subtilité quand même : le réseau social n’a pas besoin de produire de contenus, ce sont ses utilisateurs qui le font gratuitement. Et que vend Facebook à ses annonceurs ? Du temps de cerveau disponible et social. Or, pour cela, Facebook doit préserver un espace où le “J’aime” l’emporte sur le “Je n’aime pas”. Les annonceurs pourraient s’inquiéter de la possibilité offerte aux utilisateurs de critiquer de manière ostensible une publication ou une pub.

Quelles pourraient être les alternatives possibles à ce bouton “Je n’aime pas” ?

Des formules forcément alambiquées car elle doivent permettre aux utilisateurs de dire à leurs amis que “vous comprenez leur situation” mais pas que “vous n’aimez pas” leur publication. Moins compliqué, un bouton pour exprimer la tristesse ou la compassion avec un simple « je compatis » pourrait voir le jour. Une sorte de bouton “câlin” pour préserver le bonheur de ses usagers et la manne publicitaire du géant américain.